L’ostéopathie est une « médecine » manuelle, fondée sur la connaissance du corps humain et des différents liens entre les structures telles que les muscles, les ligaments et le squelette. La formation des ostéopathes est longue car elle nécessite d’appréhender tout le corps humain, dans sa globalité, puis dans chacune de ses composantes, et de maitriser les interactions et interdépendances du système. Depuis plus d’un siècle, la discipline s’est développée, parfois lentement, face à une médecine traditionnelle sceptique. C’est le cas en France. Pourtant depuis une vingtaine d’années le nombre de praticiens explose grâce à des pionniers qui se sont formés pour la majorité à l’étranger. Un point sur l’ostéopathie et les idées reçues qui résistent encore.

par Anne-Laure DELRIEU – Ostéopathe D.O.

 

Au fil des années le corps d’un individu subi de nombreuses contraintes et se retrouve forcer à s’adapter. Lorsque ces contraintes deviennent trop grandes ou trop nombreuses, le corps ne parvient plus à se réguler et des douleurs apparaissent. L’ostéopathie a une visée de diagnostic et de soins par le toucher et les manipulations.

 

Fondement

L’ostéopathie a été fondée en 1874 par Andrew Taylor Still, médecin américain, qui, s’appuyant sur les bases anatomiques et physiologiques, a décidé de traiter les patients dans leur globalité et non pas uniquement sur leur maladie.

L’ostéopathie repose sur trois principes :

  • L’unité du corps. Toutes les parties du corps étant reliées par l’intermédiaire des tissus qui le constituent, sa stabilité dépend donc de l’harmonie et de la bonne mobilité de ses différents composants (os, muscles…) ;
  • La structure gouverne la fonction. Autrement dit, si l’une des structures est en souffrance, la fonction n’est plus possible. C’est à ce moment-là que des troubles peuvent apparaître ;
  • Le corps a une capacité d’auto-guérison. Lors de la séance, l’ostéopathe vient stimuler cette capacité du corps en levant les blocages et en favorisant la circulation sanguine.

 

Ostéopathie structurelle

Elle vise à identifier des blocages articulaires et musculaires. L’ostéopathe manipulera les zones squelettiques ou musculaires de manière à soulager le patient en restaurant un équilibre global.

Le « crac » vous fait peur ?

Vous avez déjà entendu parler de l’ostéopathe qui fait craquer et ça, ça vous effraie.

Pas de panique !

Capable de prendre en charge tous les types de patients, l’ostéopathe possède un panel de techniques qu’il choisira en fonction de vos besoins. N’hésitez donc pas à lui dire si vous ne désirez pas « craquer ». Si ces « craquements » ne sont pas dangereux, ils ne sont pas nécessaires à tous les soins d’ostéopathie.

 

Ostéopathie viscérale

A l’aide de techniques douces, l’ostéopathe vient travailler sur les organes génitaux ou digestifs en stimulant les nerfs ou les enveloppes entourant ces organes. A l’instar de toutes les techniques maîtrisées par un ostéopathe, chaque ostéopathie est adaptée ou adaptable à chaque âge de la vie.

 

Ostéopathie crânienne

Ce concept repose sur la micro mobilité des os du crâne entre eux ainsi que sur les mouvements crées par les fluctuations du liquide céphalo-rachidien. Là encore, un ostéopathe, en quelques séances peut par un touché très léger remodeler le crâne parfois déformé d’un nouveau-né. C’est souvent très impressionnant pour les parents mais les pressions exercées sont très faibles.

 

Ostéopathie fasciale

L’ostéopathe manipule les fascias (tissus présents dans tout le corps, recouvrant les organes, les os, les viscères.) Il s’agit de manipulations douces permettant de redonner mobilité et fonction au corps. Tout comme les os, les organes… les tissus qui ont connu un traumatisme nécessite de recevoir des « informations de bien-être » de la part de l’ostéopathe afin de retrouver une mobilité satisfaisante.

 

De plus en plus reconnue

L’ostéopathie, si elle a mis du temps à être une discipline reconnue en France, semble avoir de bons fondements tant chez les patients qu’auprès des mutuelles. Si la sécurité sociale ne prend pas en charge les frais d’ostéopathie, de nombreuses assurances privées proposent de rembourser quelques actes d’ostéopathie par an pour leurs assurés.

 

Pour qui et pour quoi choisir l’ostéopathie ?

L’ostéopathie permet une prise en charge de tout type de patient, du nourrisson à la personne âgée. Cette discipline permet un accompagnement tout au long de la vie.

L’ostéopathie traite :

  • Les douleurs articulaires, osseuses, musculaires : séquelles d’entorses, de fractures ou de traumatismes, maux de dos, sciatiques, tendinites, douleurs liées à la posture au travail ou encore douleur due à un effort sportif ;
  • Les troubles ORL : vertiges, migraines, sinusites chroniques, rhinites, bronchites chroniques, asthme, allergies…
  • Les troubles digestifs : diarrhées, constipations, ballonnements, reflux gastro-œsophagiens, brûlures d’estomac, colopathie fonctionnelle…
  • Les troubles génitaux urinaires : cystites, douleurs pendant les rapports sexuels…
  • Les troubles nerveux ou vasculaires : migraines, troubles du sommeil, anxiété, maladies veineuses (varices, hémorroïdes).

Lors de pathologies chroniques : colopathies fonctionnelles, rhumatismes inflammatoires chroniques, dépression, lombalgies chroniques… L’ostéopathie peut venir en complément de la médecine et des traitements habituels et permettre un réel soulagement des douleurs et une amélioration du confort de vie.

 

Comment choisir son ostéopathe ?

Tout comme pour les médecins spécialistes, ORL, dentistes… on se pose souvent la question de leur savoir-faire, de la confiance que l’on peut leur accorder. Aujourd’hui, les ostéopathes sont nombreux, le choix peut être difficile. Pour s’y retrouver vous pouvez :

Un plus pour orienter votre choix et mieux comprendre cette nouvelle discipline : vous lirez sur les plaques « ostéopathe D.O. » ou « ostéopathe C.O. ».
D.O. = diplôme d’ostéopathie. L’ostéopathe a suivi un cursus de 5 ou 6 ans. C.O. = certificat d’ostéopathie. L’ostéopathe a été formé en 3 ans.